
La malédiction du savoir, ou "curse of knowledge", est un biais cognitif qui survient lorsqu’une personne transmet une information en supposant, souvent à tort, que son interlocuteur possède les mêmes connaissances qu’elle.
Ce phénomène peut être particulièrement handicapant dans le domaine de la formation, où il peut nuire à l’engagement et à la compréhension des apprenants. Explorons ensemble ce concept et découvrons des solutions concrètes pour mieux accompagner vos apprenants.
Il est important, avant d’explorer le concept de malédiction du savoir, de se poser 3 questions simples :
Énoncé pour la première fois par Robin Hogarth en 1986, ce concept décrit la difficulté qu’a une personne experte à se souvenir de son état avant d’acquérir un savoir. Prenons un exemple simple : le jeu "Où est Charlie ?". Avant de trouver Charlie, il semble totalement invisible. Une fois découvert, il devient difficile d’imaginer combien il était difficile à repérer pour les autres.
Ce biais cognitif est particulièrement problématique dans la formation, car il empêche les formateurs de se mettre à la place des apprenants. Résultat : des contenus mal adaptés, des apprenants frustrés, et des taux d’engagement en baisse.
Comme le disait Antoine de Saint-Exupéry : "Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants… Mais peu d’entre elles s’en souviennent." Cette citation illustre parfaitement la malédiction du savoir. Une fois qu’un formateur maîtrise un sujet, il lui devient difficile de se rappeler des obstacles rencontrés avant d’acquérir cette maîtrise.
Sans cette capacité à se mettre à la place de l’apprenant, il devient compliqué de :
Ces difficultés peuvent entraîner une baisse des taux de complétion et de fidélisation, impactant directement l’efficacité des formations.
Imaginons que vous deviez résoudre un problème de connexion Internet. Voici deux extraits d’un tutoriel :
Si vous deviez noter ces extraits sur une échelle de 0 à 5, lequel serait le plus compréhensible pour un débutant ? Probablement le premier. Cet exercice montre l’importance d’adapter le contenu au niveau de l’apprenant et de fournir des explications claires et accessibles.
Bien que ce biais cognitif ne puisse être totalement éliminé, il est possible de limiter ses effets grâce à des bonnes pratiques. Voici quelques conseils pour concevoir des formations plus engageantes et accessibles :
Avec une solution comme LumApps, ces bonnes pratiques peuvent être intégrées directement dans vos parcours de formation pour offrir une expérience fluide et engageante :
La malédiction du savoir est un défi pour tous les formateurs, mais elle peut être surmontée avec une approche réfléchie et des outils adaptés. En comprenant ce biais cognitif et en appliquant des bonnes pratiques, vous pouvez concevoir des formations qui captivent vos apprenants, améliorent les taux de complétion, et renforcent l’engagement.
En intégrant ces principes dans vos parcours, vous offrez une expérience de formation inégalée, adaptée aux besoins de chaque apprenant, et alignée avec les objectifs stratégiques de votre organisation.