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March 19, 2026

Coup d’œil sur la malédiction du savoir : comprendre et surmonter ce biais cognitif en formation

4 min de lecture
Résumé

La malédiction du savoir, ou "curse of knowledge", est un biais cognitif qui survient lorsqu’une personne transmet une information en supposant, souvent à tort, que son interlocuteur possède les mêmes connaissances qu’elle. 

Ce phénomène peut être particulièrement handicapant dans le domaine de la formation, où il peut nuire à l’engagement et à la compréhension des apprenants. Explorons ensemble ce concept et découvrons des solutions concrètes pour mieux accompagner vos apprenants.

Avant d’aller plus loin

Il est important, avant d’explorer le concept de malédiction du savoir, de se poser 3 questions simples :

  • en tant qu’apprenant êtes-vous déjà resté figé devant un cours en vous disant : “Waouh il me parle martien…”
  • dans votre posture de formateur.trice avez-vous déjà eu du mal à transmettre une notion parce que le vocabulaire que vous aviez employé nécessitait déjà un premier niveau de savoir ?
  • à nouveau en tant que formateur.trice, vous êtes-vous déjà senti démuni.e face à l’incompréhension de votre apprenant et face à votre propre capacité à vous (re)mettre à sa place ?

Qu’est-ce que la malédiction du savoir ?

Énoncé pour la première fois par Robin Hogarth en 1986, ce concept décrit la difficulté qu’a une personne experte à se souvenir de son état avant d’acquérir un savoir. Prenons un exemple simple : le jeu "Où est Charlie ?". Avant de trouver Charlie, il semble totalement invisible. Une fois découvert, il devient difficile d’imaginer combien il était difficile à repérer pour les autres.

Ce biais cognitif est particulièrement problématique dans la formation, car il empêche les formateurs de se mettre à la place des apprenants. Résultat : des contenus mal adaptés, des apprenants frustrés, et des taux d’engagement en baisse.

La formation et l’éducation : les grandes victimes de ce biais

Comme le disait Antoine de Saint-Exupéry : "Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants… Mais peu d’entre elles s’en souviennent." Cette citation illustre parfaitement la malédiction du savoir. Une fois qu’un formateur maîtrise un sujet, il lui devient difficile de se rappeler des obstacles rencontrés avant d’acquérir cette maîtrise.

Sans cette capacité à se mettre à la place de l’apprenant, il devient compliqué de :

  • Identifier les points de blocage.
  • Adapter le contenu pour le rendre accessible.
  • Maintenir l’engagement des apprenants.

Ces difficultés peuvent entraîner une baisse des taux de complétion et de fidélisation, impactant directement l’efficacité des formations.

Se mettre à la place de l’apprenant : une expérience pratique

Imaginons que vous deviez résoudre un problème de connexion Internet. Voici deux extraits d’un tutoriel :

  1. Extrait 1 : Une explication claire, avec des étapes simples et un vocabulaire accessible.
  2. Extrait 2 : Une explication technique, complexe, nécessitant des connaissances préalables.

Si vous deviez noter ces extraits sur une échelle de 0 à 5, lequel serait le plus compréhensible pour un débutant ? Probablement le premier. Cet exercice montre l’importance d’adapter le contenu au niveau de l’apprenant et de fournir des explications claires et accessibles.

Comment surmonter la malédiction du savoir en formation ?

Bien que ce biais cognitif ne puisse être totalement éliminé, il est possible de limiter ses effets grâce à des bonnes pratiques. Voici quelques conseils pour concevoir des formations plus engageantes et accessibles :

1. Indiquez les prérequis nécessaires

  • Ajoutez une description claire des connaissances requises pour suivre la formation.
  • Exemple : "Pour ce parcours, vous devez maîtriser les notions d’adresse IP et de VPN. Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à suivre le parcours 'Débuter en informatique'."

2. Adaptez le vocabulaire et le niveau

  • Simplifiez le langage et liez les nouveaux concepts à des notions familières.
  • Exemple : "La plateforme, aussi appelée le Mission Center (le back-office), permet de…"

3. Proposez des ressources complémentaires

  • Ajoutez un lexique, des rappels des bases, ou des liens vers des formations annexes pour les apprenants ayant besoin de plus de contexte.

4. Testez vos contenus

  • Faites tester vos formations par un échantillon représentatif de votre audience cible.
  • Recueillez leurs retours et ajustez vos contenus en conséquence.

Intégrer ces pratiques dans une plateforme d’expérience employé

Avec une solution comme LumApps, ces bonnes pratiques peuvent être intégrées directement dans vos parcours de formation pour offrir une expérience fluide et engageante :

  • Descriptions enrichies : Ajoutez des objectifs et des prérequis clairs à vos formations.
  • Lexiques intégrés : Utilisez des outils comme des annexes ou des cartes de rappel pour expliquer les termes complexes.
  • Parcours progressifs : Proposez des liens vers des formations complémentaires ou de niveau supérieur pour guider vos apprenants.

Conclusion

La malédiction du savoir est un défi pour tous les formateurs, mais elle peut être surmontée avec une approche réfléchie et des outils adaptés. En comprenant ce biais cognitif et en appliquant des bonnes pratiques, vous pouvez concevoir des formations qui captivent vos apprenants, améliorent les taux de complétion, et renforcent l’engagement.

En intégrant ces principes dans vos parcours, vous offrez une expérience de formation inégalée, adaptée aux besoins de chaque apprenant, et alignée avec les objectifs stratégiques de votre organisation.

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