L’intelligence émotionnelle, nouveau soft skill à privilégier ?

Le monde professionnel a considérablement changé et évolué au cours des deux dernières années. Les entreprises s’adaptent de plus en plus à un environnement de travail hybride, et les cadres dirigeants souhaitent donner la priorité à l’intelligence émotionnelle.

Améliorer la communication numérique sur le lieu de travail

Les managers doivent faire face à des situations de plus en plus complexes, qu’elles soient humaines, organisationnelles, ou encore techniques.

Les attentes des cadres supérieurs ont évolué, et l’intelligence émotionnelle n’a jamais été aussi importante. Selon le Forum Économique Mondial, l’intelligence émotionnelle comptera parmi les plus importantes compétences managériales à développer en 2022. Il est donc essentiel d’exploiter cette dernière au sein des entreprises. Retour sur cette nouvelle ère de management.

 

Intelligence Émotionnelle : nouveau concept

Si les cadres dirigeants commencent tout juste à adhérer à l’idée de l’intelligence émotionnelle dans la sphère professionnelle, ce n’est pas une surprise. L’intelligence émotionnelle est un concept relativement nouveau, que les entreprises commencent à prendre en compte.

Concept apparu au tout début des années 90, l’intelligence émotionnelle se caractérise ainsi par « La capacité à réguler ses émotions et celles des autres, à les distinguer et à utiliser ces informations pour guider sa pensée et ses actions », Daniel Goleman.

Développer une bonne intelligence émotionnelle est donc le fait de pouvoir écouter et comprendre ses propres émotions ainsi que celles des autres, et par la suite de fluidifier ses relations professionnelles.

Selon le modèle de Goleman, l’intelligence émotionnelle repose sur 4 principes :

  • La conscience de soi : être lucide de ses émotions.
  • Le contrôle de soi : maîtriser ses émotions.
  • L’empathie : pouvoir identifier les états émotionnels des autres et en tenir compte.
  • La maîtrise des relations : nouer des relations avec les autres et les faire perdurer.

L’intelligence émotionnelle au travail devient l’une des compétences de leadership les plus recherchées, car elle aide les collaborateurs à comprendre et à maîtriser leurs propres émotions et enfin à améliorer les relations avec autrui.

 

Pourquoi développer une telle compétence ?

L’intelligence émotionnelle génère des relations positives au sein des entreprises et améliore l’engagement des collaborateurs. Elle possède de nombreux avantages en entreprise.

Améliorer la communication et la collaboration

Les collaborateurs dotés d’une intelligence émotionnelle semblent plus aptes à travailler en équipe. En effet, ils sont plus à l’écoute, échangent constamment leurs idées et font confiance à leurs pairs. La communication est de ce fait plus fluide.

Leur facilité à identifier leurs états émotionnels et ceux des autres, à en tenir compte et enfin à nouer des relations ne peut que favoriser la collaboration et donc stimuler la cohésion au sein des équipes.

Un environnement de travail bienveillant

Empathie, bienveillance, et confiance ont un impact positif sur l’environnement de travail. L’intelligence émotionnelle aide à entretenir des relations plus saines et sereines au sein du milieu professionnel. Ainsi, elle facilite la communication, la collaboration, la cohésion, et le bien-être. Elle permet un environnement de travail plus respectueux et ouvre la porte à la bienveillance.

Un levier d’engagement des collaborateurs

Dans un monde post-pandémique, l’engagement et l’expérience collaborateur sont au cœur de toutes les préoccupations des leaders. Les collaborateurs sont les premiers clients d’une entreprise, ils ont des besoins et attentes qui doivent être satisfaits si l’on veut les fidéliser. Ils ont besoin d’être reconnus à part entière et soutenus par leur entreprise, et cela est d’autant plus vrai en cette période post-crise.

En effet, depuis quelque temps, on assiste à une vague de grands départs, phénomène venu tout droit des Etats-Unis, que l’on appelle la “Grande Démission”. Cette tendance est incontestablement l’une des conséquences de la crise sanitaire qui a profondément modifié le rapport au travail.

La rétention, l’engagement et l’expérience collaborateur sont un véritable enjeu pour les dirigeants. Et ils ont tout intérêt à mener une politique centrée sur les collaborateurs.

Besoin d’être reconnu, soutenu, valorisé, l’écosystème professionnel est en quête de relations fortes et durables. Intégrer une stratégie d’intelligence émotionnelle donnera du pouvoir aux dirigeants pour engager et fidéliser au mieux leurs équipes.

L’intelligence émotionnelle est donc une compétence à part entière et essentielle parmi les softs skills à maîtriser dans la sphère professionnelle. Elle participe à l’épanouissement et au bon fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble car elle permet de mobiliser et maîtriser les émotions pour performer, collaborer et prendre des décisions.

Auteur

Célia Ratouis
Content Writer EMEA

Catégories

Culture d'entreprise Expérience Employé Ressources Humaines

Date de publication

March 22, 2022