Quels sont les 4 types de culture d’entreprise : laquelle choisir ?

La culture d’entreprise, que l’on nomme également culture organisationnelle, définit le fonctionnement de votre structure. Comment choisir sa culture d’entreprise ? Vous devez tenir compte de différents éléments et trouver l’organisation qui, à long terme, lui permettra d’améliorer ses performances tout en veillant au bien-être de vos équipes.

Qu’est-ce qu’une culture d’entreprise ?

Pour une start-up ou une entreprise historique, la culture d’entreprise ou culture organisationnelle est un véritable levier de réussite. Il s’agit de la manière dont la structure fonctionne. Elle définit l’identité que vous souhaitez donner à votre entreprise et les codes qui la régissent, tant sur le plan matériel qu’humain.

Lorsque l’on évoque la culture d’entreprise, on pense notamment aux points suivants :

les valeurs de l’entreprise ;
le code vestimentaire ;
les rituels ;
le savoir-faire ;
les méthodes de travail ;
etc.

Créer une culture d’entreprise permet à chaque salarié de mieux adhérer à son esprit et de s’impliquer pour optimiser les performances. Si elle tend à se développer en France, c’est dans les pays anglo-saxons que la culture organisationnelle a trouvé sa place. Google est un exemple typique avec la volonté d’instaurer un bien-être au travail et de privilégier la détente pour motiver les salariés.

Toutefois, chaque entreprise est différente. Une méthode qui a fait ses preuves chez Google ne s’adaptera peut-être pas dans une autre structure. C’est pourquoi il existe aujourd’hui 4 types de culture d’entreprise afin que chaque employeur puisse définir une culture adaptée à son secteur d’activité, à ses salariés et à son marché.

Culture d'entreprise Start Up

Les 4 types de culture d’entreprise

Chacune permet de définir le mode de fonctionnement de l’entreprise et porte le nom d’un dieu grec en fonction de son histoire et de sa personnalité.

1. Le clan : la culture d’entreprise « Dionysos »

Dans la mythologie grecque, Dionysos est le dieu de la vigne et du vin. On évoque ici une culture clanique et familiale. Dans ce contexte, tout le monde se retrouve au même niveau sur l’échelle des valeurs.

Les entreprises qui ont fait le choix de cette culture organisationnelle ne misent pas sur l’organisation, mais sur l’humain. L’objectif est de favoriser une cohésion à long terme et de laisser chacun s’exprimer librement pour atteindre son but. Cela signifie que l’on n’impose pas d’organisation spécifique. Chacun est libre de gérer son travail et son emploi du temps de la manière la plus judicieuse en fonction de son caractère et de sa manière de travailler. Il est ici considéré que la liberté permet de stimuler les équipes et de libérer leur créativité pour développer l’entreprise. Si chacun, à sa manière, doit atteindre ses objectifs individuels, la culture d’entreprise de type clanique met l’humain au cœur de l’activité et le travail d’équipe occupe une place majeure.

Le manager occupe une place importante également. Il doit veiller à la cohésion des équipes : le team building peut être une solution privilégiée pour souder les collaborateurs et leur apprendre à mieux se connaître. Il doit s’assurer que les conflits internes éventuels soient réglés dans les meilleurs délais pour gagner en efficacité et veiller à ce que le bien-être soit la norme.

2. L’adhocratie : la culture d’entreprise « Athéna »

La culture adhocratique est symbolisée par Athéna, la déesse grecque de la sagesse et de la guerre. Elle est parfaitement représentative de cette culture organisationnelle qui régit un certain nombre d’entreprises, notamment les start-up.

Ici, les managers ont une vision à long terme. Ils déclarent la guerre à la concurrence en veillant à ce que leurs équipes soient motivées en permanence pour aller au combat. Cette culture d’entreprise met en avant l’innovation, la créativité, mais aussi la flexibilité. Pour stimuler ses équipes, le manager crée en permanence des défis. L’objectif : inciter les salariés à se challenger, à dépasser leurs limites et à sortir de leur zone de confort. C’est en libérant leur créativité qu’ils seront mieux à même d’innover.

Cette culture d’entreprise présente un risque majeur : la déception. En effet, les objectifs sont souvent élevés, le risque d’échec est donc plus présent. La peur du risque n’est pas une option. Le manager a une vision très claire de ses objectifs et mettra tout en œuvre pour les atteindre afin de favoriser la croissance de l’entreprise dans laquelle il s’implique corps et âme.

Néanmoins, en cas de réussite, la stimulation est d’autant plus grande et la confiance est au rendez-vous pour envisager des projets toujours plus ambitieux.

La culture adhocratique mise sur le dépassement de soi. Elle met les salariés en concurrence, bien que le travail d’équipe sur des projets soit privilégié. C’est véritablement la culture de l’engagement au service de l’innovation.

3. Le marché : la culture d’entreprise « Apollon »

Abordons à présent un autre type de culture d’entreprise : la méthode Apollon. Le dieu grec de la clarté solaire et de la raison symbolise une volonté de cadrer les équipes.

Cette fois, c’est l’organisation qui prime, une organisation qui se met au service de la performance et du service offert au client. Cette culture d’entreprise s’adapte à des secteurs d’activités particuliers, notamment des secteurs très concurrentiels. L’objectif est ici de tout mettre en œuvre pour battre la concurrence et s’imposer en tant que leader de son secteur.

Pour atteindre ses objectifs, le manager doit être rationnel. La liberté n’a pas sa place, tout doit être parfaitement organisé et planifié. Les équipes doivent suivre des règles et des procédures spécifiques auxquelles il est difficile de déroger. Ici, on limite les risques et on veille à ce qu’un processus soit mis en place pour chaque action. Cette méthode est rassurante dans la mesure où un cadre rigide est défini. La contrepartie est claire : la créativité n’est pas favorisée. Le manque de liberté peut être un frein à celle-ci.

Au sein de cette culture d’entreprise, on ne favorise pas le bien-être en priorité, on mise sur une méthode ancestrale qui consiste à définir des objectifs qui ne seront atteints que si le process est respecté.

4. La hiérarchie : la culture d’entreprise « Zeus »

Zeus, roi des dieux, symbolise à la perfection la culture d’entreprise hiérarchique. Cette fois, la volonté est claire : des règles sont définies et chaque collaborateur doit rester à sa place.

Zeus représente l’autorité, c’est donc ce qui caractérise ce type de culture d’entreprise. Ici, on ne laisse pas de place à l’imprévu. La hiérarchie pyramidale est organisée de manière à ce que chacun ait un rôle à jouer, certains étant décisionnaires, d’autres étant exécutants. Chaque pôle de l’entreprise est dirigé par un responsable. On multiplie les chefs.

Cette culture d’entreprise type Zeus présente un avantage majeur : elle est rassurante. Chacun est à sa place et doit réaliser sa mission. Pour les personnes occupant des sous-fonctions, le fait d’avoir un référent est aussi extrêmement rassurant.

Toutefois, cette organisation de l’entreprise peut être remise en question. En effet, la liberté ne prime pas et la créativité est bridée. Elle présente également un aspect déceptif et peu motivant : les équipes ne sont pas amenées à réfléchir par elles-mêmes et à proposer des solutions. De ce fait, le risque est simple : le manque d’implication. Or, c’est l’engagement des équipes qui favorise la réussite d’une remise. C’est cet engagement qui donne envie de s’impliquer dans des projets et d’atteindre des objectifs afin de développer le chiffre d’affaires de l’entreprise.

Culture d'entreprise Hiérarchique

Comment définir une culture d’entreprise ?

Tous les types de culture ont une raison d’exister, elles s’adaptent à différents environnements et répondent à des besoins spécifiques.

Bien choisir son type de culture, c’est s’adapter :

à son secteur d’activité. Si l’on reprend l’exemple de Google, il est évident que la culture organisationnelle de cette structure ne peut être la même que celle d’une compagnie d’assurance. Chez Google, entreprise innovante, la culture clanique s’applique plus simplement. En revanche, dans une compagne d’assurance, il est nécessaire de suivre des procédures conformes aux lois en vigueur (gestion des contrats, des sinistres, etc.). Cette fois, on s’oriente plus facilement sur la culture de type Zeus ou la culture de marché qui impliquent une organisation hiérarchique et parfaitement huilée ;
à l’âge des salariés. Chez Google, la moyenne d’âge se situe autour de 29 ans1. La nouvelle génération de travailleurs a besoin de plus de liberté et ambitionne aujourd’hui un cadre de travail plus flexible. Les actifs proches de la retraite ont, quant à eux, été plus habitués à une culture plus rigide et hiérarchique ;
aux valeurs que vous souhaitez défendre et qui détermineront votre culture d’entreprise. Valeurs éthiques, sociales, environnementales, c’est une réflexion globale qui doit être opérée afin de faire le bon choix pour atteindre vos objectifs.

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À PROPOS
Auteur

Asya Stamenova
Brand Content Writer

Publié le

9 Juin 2020

Tags

Culture d’entreprise, Digital workplace

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